jeudi, février 02, 2006

On avait dit communication...

Les pros de la communication envoient parfois des messages sibyllins. "Veuillez trouver ci-joint le communiqué de presse: hrm.net à présent avec offres d'emploi GRH (via une coopération avec megajobs.be). N’hésitez pas à me contacter pour de plus amples informations." Avec une accroche pareille, tu parles que j'ai envie de l'ouvrir ton communiqué de presse...

mercredi, janvier 11, 2006

Survivre et mourir

A une dizaine de kilomètres de Mogadiscio, dans une sorte de village retranché derrière des barbelés, se trouve les installations du dispensaire de l'ONG SOS-Kinderdorf. Dans un pays sans ressource, et donc sans aucun intérêt pour la communauté internationale, ce genre de dispensaire est le seul endroit où la population locale peut espérer recevoir des soins. L'espoir y joue souvent avec la mort, un jeu cruel et pipé...

jeudi, janvier 05, 2006

Somaliland

Au Kenya, l'aeroport de Jomo Kenyatta Internatonal sert de base arrière pour les avions d'aviation sans frontière. Ceux-ci desservent quotidiennement la Somalie et notamment Mogadiscio (Black Hawk Down, pour ceux qui connaissent), une ville où les seigneurs de guerre règlent leurs différends à coup de fusil automatique. Une fois sorti de l'avion, on ne peut se déplacer dans la région qu'avec une escorte armée.

mardi, janvier 03, 2006

Interlude pour la grande petite Liégeoise...

Les couleurs de ces photos, je suis certain que tu ne les trouves pas là-bas. Que cette année 2006 soit riche en aventures... Prends soin de toi et arrête de faire l'andouille avec ton casque et ton gilet pare-balles... Il y a encore des élections prévues dans ta région!!

mardi, décembre 27, 2005

Une histoire de viseurs sans doute...

Dans les rues de Nairobi, t'as pas intérêt à te tromper dans le choix des pellicules...

mercredi, décembre 21, 2005

Nairobi

Dans la capitale du Kenya tout est vertical. A la manière des grandes villes africaines comme Johannesburg, Nairobi semble avoir poussé n'importe comment. Dans le centre-ville, les immeubles les plus modernes côtoient les bouis-bouis les plus crades, les rues s'arrêtent brusquement pour repartir vingt mètres plus loin...

mercredi, décembre 14, 2005

«Welcome in Uganda», lança Amine Dada...

Avant de prendre l'avion pour Nairobi, une dernière balade le long du lac Victoria nous entraîne dans les allées d'un quartier résidentiel d'Entebbe. Sur la route de l'aéroport, le chauffeur de taxi nous montre la carlingue de l'Airbus d’Air France qui, le 27 juin 1976, fut détourné sur l'aéroport d'Entebee par deux palestiniens aidés de deux membres de la bande à Baader-Meinhoff. La libération des otages par des soldats israéliens fut l'une des opérations commando de sauvetage les plus spectaculaires du 20e siècle.

mardi, décembre 13, 2005

Waiting sous the sun

Après l'électricité sur groupe électrogène et la toilette matinale à l'eau en bouteille, le confort du Sophies Motel d'Entebbe apparaît luxueux. En attendant de poursuivre le boulot au Kenya, on profite d'une journée de repos forcée pour faire la crêpe sous le ciel ougandais: 38 degrés sur le bord de la piscine et le lac Victoria comme horizon.

lundi, décembre 12, 2005

Au-dessus des Grands Lacs

Le retour vers Entebbe est à nouveau l'occasion de contempler de superbes paysages.
Du ciel, l'Afrique Centrale apparaît comme un patchwork aux couleurs bien tranchées.

Ouganda puis Kenya

Après cinq jours à Bunia, je prends, à regret, un De Havilland DHC 6 Twin Otter (j'en ai testé des avions...) pour rejoindre l'Ouganda.
Pendant que le pilote fait le taxi pour rejoindre la piste, les hélicoptères de combat de la Monuc rentrent de patrouille. Impressionnant!

dimanche, décembre 11, 2005


vendredi, décembre 09, 2005

Ils font quoi, les Belges ?

Grâce à John qui travaille la nuit comme garde dans ONG pour payer ses études, nous avons pu rencontrer les étudiants du Centre Universitaire Extension de Bunia. La question qui revient continuellement : Ils attendent quoi les Belges pour venir nous aider à sortir notre pays de la crise...

jeudi, décembre 08, 2005

Corruption, l'un des noeuds du problème

Je ne vais pas refaire l'histoire de la région des Grands Lacs en trois lignes. Après des années de conflits ethniques et territoriales, l'armée régulière congolaise (FARDC) appuyée par la Monuc semble reprendre le contrôle du terrain. La population respire. Mais pour combien de temps? La solde des soldats n'est pas payée régulièrement. Pour survivre, ceux-ci se servent gratuitement sur les marchés quand ils ne désertent pas avec leurs armes pour rejoindre des bandes de brigands. Bref, si l'argent des soldats (en partie versé par l'aide internationale) n'arrive pas plus correctement, on peut s'attendre à de nouvelles violences

mercredi, décembre 07, 2005

mardi, décembre 06, 2005

La puissance du ciel

A Bunia, Aviation sans frontière désenclave certaines zones de la région en rouvrant des pistes de brousse. Cela permet d'acheminer, en moins d'une demi-heure et en toute sécurité, du fret et des personnes dans des villages que l'on atteint normalement qu'en deux ou trois jours de pistes. Lors d'un vol, le Cessna d'ASF a essuyé un violent orage qui l'a obligé à tourner au-dessus de la piste pendant près d'une heure. A l'atterrissage, la piste n'était plus qu'un champ de boue. Pour Ulrich, le pilote aux 500 vols africains, cet atterrissage était à classer dans le top 3 des plus pourris. Magnanime, il a balancé cette information après avoir touché le plancher des vaches...

Mzungu!

On pourrait dire que l'image d'Épinal est respectée : les petits qui trottinent le long des pistes avec un récipient d'eau sur la tête sont légion. Les enfants sont aussi dans les champs, au marché ou sur le bord de la route pour vendre des babioles. Bref, très jeunes (j'en ai vu beaucoup qui n'avaient pas 5 ans), ils sont mis au travail dans des conditions pas toujours faciles.

Pourtant, ils gardent un sourire, une malice dans le regard et une énergie incroyablement positive. Quand on voit la tronche de nos moutards européens frustrés à la moindre difficulté, il y a de quoi se poser de sérieuse question sur nos définitions du bonheur. Et rien à foutre si cette dernière remarque peut paraître pédante et moraliste.

lundi, décembre 05, 2005

Foot

Dimanche après-midi, comme partout ailleurs dans le monde (un truc enfin universel) c'est le jour de foot à Bunia. Tous les clichés sont là: les spectateurs sont dans les goals (au point que l'on ne voit plus le gardien), certains joueurs jouent pieds nus, d'autres se partagent une paire de pompes tandis que les joueurs réserves se passent le maillot selon qu'ils descendent ou monte au jeu. A la fin du match, le commandant de l'escorte qui nous accompagne nous apprend que le terrain de foot était l'endroit où étaient rassemblés les gens avant les massacres de masse: 60 000 morts dans la région depuis 2003. Après cette info, on regarde le terrain autrement.

Découverte

Premier jour. Après un entretien avec le responsable de la sécurité des agences de l'ONU, celui-ci nous propose de visiter les coins de Bunia encore peu sécurisés. Pour ce faire, il nous fait escorter par un peloton de policiers. Finalement, la balade se révèle plutôt agréable et nous permet de faire certains repérages. On apprend également qu'ici la valeur d'une maison se mesure aux nombres de tôles ondulées de son toit. On remarque aussi la profonde crainte que semble nourrir la population à l'égard des policiers.

dimanche, décembre 04, 2005

Secu

Tous les expatriés vivent dans leur carré. A savoir une maison dont le jardin est entouré d'un mur d'enceinte doublé de barbelés. Généralement, il y a cinq gardes qui se relaient jour et nuit pour assurer la sécurité. Comme la maison d'ASF est située en face de celle d'un gradé de la Monuc, nous bénéficions de sa protection. Un blindé surveille en permanence l'entrée de la rue et une sentinelle est plantée jour et nuit en face du portail d'ASF. Mis à part le coq noctambule (qui a fini à la casserole avec du curry à la fin de notre séjour), nous avons passé de très bonnes nuits à Bunia.

Sur la piste